Le Grand Sablat : l'escalade, ça se mérite. Avec Jules Nicouleau

Direction le massif des Ecrins. Le Grand Sablat fait partie des endroits qui méritent d’être connus : un cadre splendide et de beaux blocs. Quoiqu’un peu élitiste, ce secteur répertorie déjà plus d’une 60aine de blocs du 6ème au 8ème degré et il y a encore un gros potentiel inexploité. Jules Nicouleau nous raconte son trip. 


La marche d’approche “Je poussais les filles dans la montée”


Il y quelque chose à prendre en compte au Grand Sablat, c’est la marche d’approche. A en croire Jules : on peut considérer ça comme un faux plat, pas si faux que ça mais qui monte quand même à la fin. 


Pour résumer : “La montée est galère” ou plutôt elle devient galère à cause du matériel à transporter. Entre le pad et le sac avec les affaires pour la nuit ça devient vite lourd. (Jules a fait le choix d’y rester pour la nuit mais c’est tout à fait possible de faire l’aller-retour dans la journée)


La première partie du chemin est relativement plate bien qu’un peu longue. “ça monte pas tellement, mais ça dure longtemps. C’est un grand chemin à flanc de montagne. 

C’est joli ? “C’est vert. Tu marches dans l’herbe. “ Merci Jules. 


Un peu avant le torrent, il faut monter tout droit dans la pente. Une fois arrivé au niveau du premier chaos de bloc, le panorama sur le Glacier du Grand Sablat est dégagé. Ce que note Jules, c’est l’absence de traces humaines : 

“Quand on est sur le plateau, on ne voit pas une baraque. Pas une trace de civilisation. C’est super rare !”


Tout le monde s’entend là dessus : la montée du matos n’est pas cadeau. Mais ce n’est peut être pas plus mal pour la préservation du lieu. 


On est arrivés vers 12h, pris le temps de faire redescendre le cardio après cette fameuse marche d’approche pour faire ce pour quoi il y est allé : grimper. 


L’escalade et les condis. 


Il y a de quoi faire mais peut-être pas pour tout le monde. D’après Jules, mieux vaut évoluer dans le 7ème degré  pour se faire plaisir : “sinon c’est pas drôle”. Il y a 3, 4 gros pavés et pleins de petits blocs. 

Le style de grimpe, presque helvétique se révèle rapidement être élitiste et exigeant :

“Le caillou est douloureux. Il n’y a pas 10 000 pieds. Tu te retrouves vite à te ruer sur des arquées”. 


Ça annonce de l’escalade physique en tout cas. Et tout ça dans des conditions assez variables. Eh oui, c’est une météo de montagne, il vaut mieux être prêt à tout : “il y avait des tas de neige alors qu’on était en Août”.  En bref : au soleil c’est assez facile de sortir la tenue d’été par contre à l’ombre … Il fait environ 12°C. Pas facile pour anticiper les vêtements à mettre dans le sac, n’est-ce pas ? 

La nuit

En un mot ? Chill. Et bercé par le bruit du ruisseau, qui plus est !

Pour la nuit, deux solutions : le Paquebot ou le plateau d’en dessous. L’avantage du Paquebot c’est qu’il n’y pas besoin de monter la tente, le caillou fait parfaitement office de protection. 
Ceci dit, peu importe votre choix, les feux sont interdits. Alors au choix : on monte le réchaud ou on mange froid ! Tout le monde trouvera sa solution, mais quelle qu’elle soit : on ne laisse RIEN là haut ! Préservez les lieux. 

Quelques infos utiles pour préparer le voyage

  • Altitude : 2400 m 
  • Accès : 
    • Parking  : 45°05'15.4"N 6°08'55.5"E
    • Début de la marche d'approche :  Prendre le chemin en direction du Clos des Boeufs. Le début du sentier est évident. Il faut suivre les poteaux en bois : 45°05'20.0"N 6°08'57.3"E